A la découverte de ces jeunes français qui vivent le rêve américain

De plus en plus de jeunes joueurs, passés par des centres de formation, poursuivent leur carrière dans des universités américaines. Objectif : obtenir un diplôme de qualité et réussir dans le football. 

Ils s’appellent Clément, Thibault ou Alexandre. Et comme beaucoup de jeunes joueurs qui fréquentent des centres de formation, ils sont à la poursuite d’un rêve : devenir footballeur professionnel. Atteindre cet objectif en France est difficile et très incertain. Face aux risques de se retrouver prématurément au chômage, ils ont choisi l’exil. Direction les États-Unis. Clément Simonin a 24 ans. Ce Breton d’origine, formé à Lorient, galère à Concarneau en CFA 2 quand il rejoint en 2011 l’université de Lander, en Caroline du Sud. « Je n’ai pas réussi à passer pro en France. J’ai donc dû repartir en amateur, jouer en 5e division. Je n’avais pas perdu l’espoir de réussir, mais en même temps j’ai repris mes études supérieures à la fac de Lorient. » Les soucis commencent pour l’ancien Merlu. Impossible en France de concilier le foot de haut niveau et l’université. « C’était une galère, vous n’imaginez même pas, il m’était impossible de concilier le foot et les cours. C’est ce qui m’a poussé à partir aux États-Unis. J’avais envie de continuer à jouer et obtenir un diplôme de qualité. C’est ce que l’on me proposait à Lander. » Clément est un exemple. Après s’être éclaté sur les terrains de la ligue universitaire pendant quatre ans, il obtient un diplôme en management du sport, mais, surtout, il est « drafté » en Major League Soccer (MLS), le championnat national. Aujourd’hui, le défenseur central a réalisé son rêve, devenir professionnel. Il côtoie au quotidien des stars comme l’Italien Sebastian Giovinco ou le Français Benoît Cheyrou aux seins du Toronto FC.

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L’objectif de la MLS est de devenir l’une des plus grosses villes du monde

érôme Meary, le fondateur de la structure Elite Athletes Agency, est depuis cinq ans une figure incontournable de la Major League Soccer. Méconnu du grand public, ce Parisien d’origine est pourtant responsable de l’arrivée des plus grands joueurs européens en MLS.

Comment votre aventure américaine a-t-elle débuté ?

Jérôme MEARY: J’ai fondé l’agence Elite Athletes Agency, il y a six ans, avec Édouard Lacroix, après avoir joué dans une université américaine. Notre objectif était de faire venir des jeunes joueurs français, qui ne passaient pas professionnels, dans les universités américaines. On leur permettait de continuer le foot à haut niveau, avec l’espoir de réussir aux États-Unis, mais aussi d’obtenir un très bon diplôme. J’ai ensuite été débauché par la Major League Soccer. Depuis je suis le responsable du recrutement des joueurs européens dans le championnat.

Aujourd’hui, en quoi consiste votre rôle ?

Mon métier pour la MLS est de trouver les bonnes opportunités, les bons joueurs sur le marché européen. J’entretiens et je développe un réseau avec différents agents. Drogba, Pirlo, Cheyrou ou encore Perquis, c’est moi. Je suis à l’origine de l’arrivée de 70 % des joueurs qui évoluaient en Europe.

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Les Universités américaines recrutent des jeunes espoirs français

Alors qu’en France, concilier études et pratique sportive de haut niveau se révèle souvent compliqué, avoir un bon niveau sportif est un vrai atout pour intégrer une université américaine.

Samedi 14 décembre, une trentaine de jeunes âgés de 17 à 22 ans se sont retrouvés sur les terrains du TACFCO, le club de football du Touquet, pour une journée un peu particulière. Au programme, des matchs toute la journée sous l’œil attentif de quelques adultes. Rien d’anormal jusque là. Sauf que contrairement à la plupart des jeunes de cet âge, ces joueurs n’espèrent pas partir au FC Barcelone, au Real Madrid, à Arsenal ou au Bayern de Munich mais… aux États-Unis.

Le pays de l’oncle Sam ne fait pas partie du petit cercle des grandes nations du football, mais ses universités comptent parmi les plus attractives au mondeet permettent de pratiquer le sport à haut niveau tout en continuant ses études, ce qui est le plus souvent impossible en France. Surtout, les établissements offrent des places et des bourses d’études généreuses aux sportifs dotés d’un certain potentiel. La première journée de détection organisée par l’entreprise française Uni Elite Athletes visait à repérer, pour le compte des universités américaines, les jeunes footballeurs français pouvant prétendre à ce sésame. «L’année dernière, nous avons réussi à décrocher près de 70 bourses universitaires pour des jeunes aux États-Unis, mais nous ne pouvions évaluer leur niveau que grâce à des vidéos», explique Edouard Lacroix, cofondateur de l’agence.

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