La classe américaine

Marc Hubbard l’admet, l’événement auquel il as- siste ce samedi 27 février à Clairefontaine (Yvelines), « c’est un peu un marché aux bestiaux ». A ceci près que les « bestiaux » en question sont venus de leur plein gré, et que ce n’est pas l’abattoir qui leur est promis, mais une nouvelle vie, de l’autre côté de l’Atlantique.

Si cet Américain de 34 ans emmitouflé dans sa doudoune UNH – l’université du New Hampshire, dont il entraîne l’équipe de football – a traversé l’océan, c’est pour dénicher en France la pépite qui viendra étoffer son effectif. Vingt-quatre doudounes de vingt-quatre autres universités américaines ont pris place à ses côtés, au bord d’un terrain du Centre national du football, avec le même espoir.

Toute la journée, ces messieurs vont voir défiler 95 joueurs âgés de 16 à 24 ans, répartis en huit équipes qui disputeront chacune trois matchs d’une demi-heure. Ils vont observer, filmer, prendre des notes, et offrir à ceux qui leur auront tapé dans l’œil une bourse – jusqu’à 100 % des frais de scolarité pour les meilleurs – pour partir aux Etats-Unis étudier dans l’établissement qu’ils re- présentent, et disputer le championnat universitaire de football.

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Partenariat entre la MLS et la FFF

On pourrait appeler ca le « modèle français ». La formation des footballeurs hexagonaux inspire la major league soccer (mls) américaine. Un partenariat, mis en place en 2014, a ainsi été officialisé, jeudi 17 septembre, avec la fédération française de football. Le principe ? Des cours dispensés par des français à leurs homologues américains pour qu’ils aient, eux aussi, un vivier de jeunes joueurs.

Les débuts

Tout a commencé en 2014 quand les premières fondations d’une association entre les Etats-Unis et la France concernant la formation des éducateurs de football, ont été posées. Soucieux de faire évoluer le soccer dans son pays, Todd Durbin, le vice-président de la MLS, a parcouru le monde pour trouver des réponses à ses questions. « J’ai commencé à réfléchir à l’avenir du football dans notre pays et donc à la formation il y a six ou sept ans et j’ai accéléré mes réflexions depuis trois années », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse organisée jeudi, à Clairefontaine dans les Yvelines.

C’est l’approche pédagogique qui met le jeu au cœur de la formation des jeunes qui a séduit les décideurs américains et qui les a poussé à pérenniser l’expérience (le contrat de 2013 prévoyait uniquement deux sessions).

François Blanquart, le directeur technique national (DTN) se satisfait pour sa part de la « grande marque de reconnaissance » dont jouit la France – le pays qui exporte le plus de joueurs, 113 lors de la saison 2014 – dans les quatre grands championnats européens (Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie). Pour le DTN, ce partenariat est l’occasion de prouver une nouvelle fois les bienfaits de la formation française et ses performances à l’échelle mondiale.

(…)

« La MLS veut être l’une des meilleures ligues du monde en 2022 », confie Todd Durbin. « Pour former des bons joueurs, il faut de bons formateurs, et donc il faut un bon système de formation, justifie le vice-président de la MLS. Si on veut être les meilleurs, on doit s’inspirer des meilleurs et donc des formateurs français. »
Constant Wicherek

 

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