• Age : 26 ans
  • Club Formateur : Chamois Niortais FC, SCO Angers, Vannes Olympique Club
  • Actuellement : Coastal Carolina University
  • Date de départ aux USA : Août 2013
  • Date de graduation : Décembre 2014

Biographie

Université : Coastal Carolina University
Etat de l’université US : South Carolina
Major : Economics & Business Management

Récompense collective :

  • Big South Regular Season 2013
  • Big South Tournament 2013 & 2014
  • Final 16 NCAA National Tournament 2013 & 2014.

Ses impressions sur son aventure

Partir jouer au foot aux USA a été une expérience unique, passionnante et très enrichissante. Après avoir évolué dans les équipes jeunes des clubs formateurs tels que Chamois Niortais FC, SCO Angers puis Vannes OC, avec lequel j’ai même eu la chance de jouer mon unique match en Ligue 2, je n’ai pas pu concrétiser une carrière pro. Comme j’avais en parallèle toujours assuré des études, partir jouer à l’université aux USA a été la meilleure chose que je puisse faire. C’est finalement grâce au foot qu’il a été possible de partir ! Chance incroyable pour finir mes études aussi. Ce que le système éducatif ne pouvait m’offrir en France, les USA me l’ont offert. Car c’est très compliqué de s’investir à fond dans le foot en France en suivant des études. J’ai donc pu jouer au foot en gardant une petite chance de signer un contrat, tout en obtenant mon diplôme en Economie & Business Management.

Aux USA, toutes les conditions sont réunies pour réussir, mais il faut être très motivé et travailler. Les conditions de travail sont exceptionnelles. Le campus met tout à notre disposition : restaurant universitaire, bibliothèque, salle de gym, location gratuite de vélo/canoé/kayak/ et autre matériel sportif, salles de cinéma etc. Les infrastructures sont incroyables ! A Coastal Carolina University, le campus est très agréable. Entre les points d’eau, ses fontaines, les palmiers et les pins, on se sent un peu au vert.

Les cours sont sérieux et bien structurés, même si cela semble plus facile que l’université en France. Les professeurs sont très pédagogues et très ouverts. Ils sont toujours disponibles et accueillent les étudiants pour leurs questions durant leurs « office hours ». Le programme en contrôle continu est plus facile à gérer que les très stressants partiels des universités françaises. Avec 3 à 4 heures de cours par jour, le planning laisse du temps pour les entrainements quotidien. Par contre, il y a beaucoup de « homeworks » et de deadlines à respecter.

Côté installations sportives, elles sont dignes de clubs professionnels. Vestiaires avec canapés et casier individuel, pelouse bien entretenue, ballons neuf, matériel complet, salle de soin avec ses tables de massage, bain glacé et bain chaud, un docteur et un staff médical disponible pour les besoins (strap, rééducation etc.), mais aussi une salle de musculation équipée et un préparateur physique bien décidé à vous faire transpirer ! On a même le droit à des barres et milkshakes protéinés.

Les entrainements sont très sérieux et complets. Durant la saison qui ne dure que 4 mois (1er semestre), on s’entrainait 2 fois par jour. Un entrainement le matin à 10h, l’autre l’après midi à 15h. A Coastal, le coach était très stratégique. Il aime penser différentes tactiques et composer avec les qualités des joueurs. En tant que milieu/attaquant, c’était très agréable de travailler beaucoup offensivement et techniquement. J’ai pu revoir le football sous tout les angles. Les statistiques sont aussi très importantes pour évaluer les performances. Les séances physiques par contre, sont très dures ! Parfois le coach oublie même le chrono, et les habituelles 30 secondes de repos après les mêmes secondes d’effort sont réduites à 2 ou 3 secondes ! Il faut faire preuve de beaucoup de mentale pour attendre de prendre une grand inspiration. En plus à Coastal, l’air frais n’existe pas. Il fait 35° et l’air est humide.

Puis, à raison de 1 à 2 matchs par semaine, on alterne rencontre à domicile et déplacement à l’extérieur (parfois jusqu’à 10h pour aller dans d’autre États). La saison se compose d’un championnat (regular season), d’une coupe (conference tournament), et d’une coupe national (NCAA national tournament) où on rencontre les meilleures équipes du pays. Avec Coastal, on a été jusqu’en 8ème de final lors de ma première année. On a pris l’avion jusqu’à San Francisco pour disputer le match. Notre équipe avait alors été classé dans le top 10 des meilleures équipes du pays. Mais c’est dur d’y rester et le classement national change tous les jours.

Le second semestre, lui, est réservé à la préparation physique. A Coastal, en plus des deux entrainements quotidien, il fallait se lever à 6h tout les matins pour une troisième séance musculation de 7h à 8h30. La séance du vendredi matin restera la plus dur et la plus pénible de ma vie. Lorsque, à 7h du matin j’ai du soulever et pousser une roue de tracteur de 150kg sur une longueur de terrain de football américain, revenir sur mes pas en courant, faire des pompes, des squats, puis tirer des poids à l’aide d’une corde sur 20 mètres, tout ça avec un gilet de 10kg sur le dos, je ne savais plus si j’étais là pour jouer au foot où tenter de rentrer dans l’armée américaine. Bizarrement, c’étaient des moments super.  Durant ce semestre, des matchs sont aussi organisés contre des équipes pro de MLS ou USL. J’ai pu jouer contre les Seattle Sounders notamment.

Durant l’été, il est possible de jouer pendant 3 mois dans le championnat semi-pro USL PDL. J’ai rejoint une équipe en Floride où j’ai passé de très bon moment. L’équipe a été éliminé au premier tour des play-offs nationaux contre Austin au Texas.

Il y a des moments stressants entre les paperasses administratives au début, les obligations de cours et la compétition au foot. Notamment pour les internationaux, et surtout les premières semaines lorsqu’on ne parle pas un mot d’anglais. Aussi, le planning est très chargé, et il faut être en forme pour des journées de 12h minimum. Les moments de détente sont très appréciés.

Globalement, c’était une super expérience ! Côté football, ce sont de très bons moments passés et aussi des opportunités pour évoluer en pro par la suite grâce aux « combines » et aux essais « tries out » organisés entre Novembre et Février. Mais il y a aussi tout le reste : la découverte des USA et de la culture américaine, l’apprentissage de l’anglais, les campus, les rencontres, les fameuses « house party » des étudiants, et aussi des opportunités dans le monde professionnel.

J’encourage les plus jeunes à tenter l’expérience et à faire valoir leur qualités sportives, surtout lorsque celles-ci sont encouragé par les bourses américaines.

De mon côté, je prévois même d’y retourner cet automne pour obtenir un Master, et pourquoi pas retenter ma chance au foot lors d’un « try out ».