• Age : 27 ans
  • Club Formateur : Girondins de Bordeaux FC
  • Actuellement : Southern New Hampshire University
  • Date de départ aux USA : Juin 2012
  • Date de graduation : Décembre 2015

Biographie

Université : Southern New Hampshire University
Etat de l’université US : New Hampshire
Major : Internatonal Business/Marketing

Récompense individuelle :

2015 Men’s Soccer CAA All-Region First team & CoSIDA Academic All-America Team

  • 2014 Most Valuable Player of Northeast-10 Championship/ Capital one Academic all America
  • Overall : Daktronics all America, Daktronics all regions, All rookie teams member ETC…

Récompense collective :

  • 2013 NCAA II National champion
  • 2012/2013/2014 Northeast 10 conference tournament champion
  • 2013/2014 regular season champion

Ses impressions sur son aventure

« Je m’appelle Jonathan Lupinelli et mon rêve a toujours été de devenir footballeur professionnel. A 14 ans j’ai intégré le centre de formation du F.C.Girondins de Bordeaux, club qui m’a formé et avec lequel j’ai notamment participé au tournoi de Montaigu, mais aussi par exemple à une finale de coupe Gambardella et vécu mes premiers matches en CFA. J’ai été dans vos crampons avec des rêves de ligue 1 plein la tête. Malheureusement pour moi je n’avais pas le niveau pour espérer un contrat en ligue 1 dans un club qui jouait alors la ligue des champions. Du coup, je suis parti à 18 ans en Espagne à la Real Sociedad – où j’ai joué avec Antoine Griezman notamment – pour espérer décrocher mon contrat professionnel. Là encore je n’ai pas été assez bon, ou peut-être que je n’ai pas eu le coup de pouce du destin à un moment pour y arriver. Résultat : 19 ans, grosse désillusion et retour en France à végéter en CFA dans le club de ma ville.

En plus scolairement j’avais lâché: j’ai eu un bac général, mais ensuite j’ai décidé de laisser les études de côté pour le foot. Comme vous le savez, lorsque tu veux devenir joueur de football professionnel, il est très difficile de concilier les études supérieures et le sportif. Mais après coup, dans mon cas – et comme pour la majorité des jeunes qui ne signent pas pro – ça devient compliqué. Pour moi jouer en CFA à 20 ans c’était pas si mal, je gagnais correctement ma vie avec un job à côté; mais après, quel projet pour l’après football avec un simple bac? Et reprendre des études en France en jouant à un niveau aussi exigeant que la CFA c’est quasiment mission impossible.

C’est là que j’ai été contacté par l’agence Uni Elite Athletes dirigé par Jerome Meary et Edouard Lacroix qui m’ont proposé ce projet de partir aux États-Unis sur un campus universitaire pour étudier et jouer pour l’équipe universitaire. Les coachs universitaires recherchent de bons joueurs Européens qui sont plus performants que les Américains et leur permettent de venir étudier gratuitement grâce à un système de scholarship : des bourses d’études qui prennent en charge le prix très élevés des études aux USA et parfois aussi les à côtés. En ce qui me concerne, plusieurs universités m’ont proposé des full scholarship (bourse complète) qui me prennent en charge l’intégralité des frais universitaires, le logement et la nourriture. J’ai alors choisi la meilleure université possible. De mon côté, je devais passer un test d’anglais le TOEFL et avoir une note suffisante pour être accepté. J’ai bossé pour l’avoir, et quelques mois plus tard je m’envolais pour Boston. C’était l’opportunité de découvrir les États-Unis, reprendre mes études et caresser le rêve de signer professionnel en MLS à la fin de mes études aux États-Unis. Je n’ai pas hésité à saisir cette opportunité.

Aujourd’hui je viens d’avoir 25 ans. Après 3 ans aux Etats Unis je suis bilingue et étudiant à Southern New Hampshire University- une fac située juste au-dessus de Boston aux ÉtatsUnis – où je joue également pour l’équipe de soccer (football) de l’université. Après avoir validé mon bachelor en business international l’été dernier, je continue sur un master en marketing que je devrais compléter à la fin de l’année civil en décembre 2015. Pour ceux à qui les mots de licence ou master font peur, sachez que les études aux US n’ont rien a voir avec le système Français. On est beaucoup plus guidé, c’est beaucoup plus facile mais on apprend au final au moins autant. Sportivement, j’ai la chance d’évoluer dans une université compétitive (même en NCAA division 2) avec des joueurs venant de divers horizons (Français, Americains mais aussi Bresiliens, Anglais, Espagnols, Uruguayens, Canadiens, Islandais… et même un Japonais). En plus, j’ai été très surpris par la qualité des installations J’avais quand même de quoi comparer, pour être passé par les Girondins et la Real Sociedad. Et bien quand je suis arrivé ici, j’ai été bluffé. On a aussi des kinés toujours présents sur le terrain, les bains glacés après les entraînements, tous les équipements fournis, – jusqu’au crampons haut de gamme – les noms sur les casiers dans le vestiaire… c’est vraiment sérieux.

Par contre le calendrier est particulier : la saison universitaire est courte (de aout à décembre). Ensuite il y a d’abord une trêve à partir de décembre, les cours s’arrêtent aussi un peu, c’est le moment pour rentrer en France voir la famille. Après, on a ce qu’on appelle une « off season », avec seulement des entraînements et matches amicaux. C’est pas la partie la plus passionnante mais ça permet de travailler musculairement. Et l’été, on a une autre compétition qui s’appelle la PDL (Premier Development League). C’est un championnat juste en dessous du monde pro aux États-Unis qui se monte pour 3 mois chaque été. Les équipes recrutent parmi les meilleurs joueurs universitaires, d’anciens pros qui veulent rebondir et des joueurs étrangers qui veulent se montrer. Là, le niveau monte d’un cran. Si on est performant à ce niveau, ça peut aider pour se faire repérer des recruteurs de MLS.

Mon meilleur souvenir sportif, c’est sans aucun doute le titre de champion national universitaire (NCAA) qu’on a gagné en décembre 2013. On avait réalisé une saison parfaite : champion de la conférence, champion de la région Est et finalement champions nationaux. Le « final four » (demi final/ final) avait lieu en Georgia dans le Sud-Est des États-Unis. L’université avait carrément rempli deux avions d’étudiants de notre fac pour venir nous supporter. Quand nous sommes rentrés, dans le bus qui nous a conduit de l’aéroport de Boston à l’école, on s’est fait escorter par la police. Des étudiants nous attendaient sur le stade de l’université pour célébrer le titre avec nous. On a eu chacun une montre et une bague avec la gravure : « national champions ». C’est peut-être un peu démesuré mais c’est les USA, ils font tout en grand.

D’un point de vue personnel mes objectifs à cour termes sont d’être performants cet été avec la PDL de Boston. Après avoir été 2 années consécutives le capitaine des Portland Phoenix je voulais un nouveau challenge pour ce qui sera sans doute ma dernière PDL. A moyen terme je veux gagner le titre NCAA national une seconde fois pour ma dernière saison universitaire et avoir mon Master avec la meilleure moyenne possible en décembre. Mon master en poche, 2016 marquera pour moi la fin de mon expérience universitaire et je vais tout faire, accompagne par Uni Elite Athlete, pour décrocher un contrat professionnel ensuite. Dans tous les cas j’aurai gagné des diplômes pour assurer mon avenir et une expérience inoubliable.

Évidemment je vous souhaite à tous de réussir dans vos clubs respectifs ou d’exploser en Europe, mais pour les déçus, le « soccer » universitaire c’est bien plus qu’un deuxième choix, c’est vraiment une super opportunité de concilier des études reconnues avec votre passion tout en vivant une aventure humaine incroyable… et pourquoi pas accrocher le foot professionnel par une autre voie pour certains.

En plus de tout ça, je vous passe les détails… mais la vie universitaire Américaine c’est quelque chose. »