• Age : 24 ans
  • Club Formateur : FC Lorient
  • Actuellement : University of West Florida
  • Date de départ aux USA : Août 2013
  • Date de graduation :

Biographie

Université : University of West Florida
Etat de l’université US : Floride
Major : Marketing / Sales Management

Récompense individuelle :

2015 GSC All Tournament Team

2014

  • GSC All-tournament team
  • All GSC Team

Récompense collective :

  • GSC Regular season
  • GSC Tournament
  • NCAA National tournament round of 16

Ses impressions sur son aventure

Comment passe-t-on du centre de formation de Lorient à l’université de West Florida ?

C’est au centre de formation de Lorient que l’on m’a informé de l’existence d’une agence mettant en relation les joueurs français et les universités aux États-Unis. L’agence s’appelle Uni Elite Athlete, j’ai fait mon dossier et je suis arrivé à West Florida en août 2013.

Pour quelle raison es-tu parti ? Car tu sentais que c’était compliqué de percer du côté de Lorient ou car tu avais vraiment envie de découvrir autre chose ?

C’est un peu des deux en fait. Je suis arrivé en fin de contrat à Lorient donc j’avais le choix entre rester en France, trouver une autre réserve ou un club en CFA pour essayer de jouer, ou partir aux États-Unis. Ce qui a pesé dans la balance c’est vraiment le fait qu’aux États-Unis, j’avais la possibilité de continuer les études tout en jouant au foot. Les deux critères à un bon niveau en plus.

Mais le fait de partir dans un pays où le soccer se développe seulement ne t’a pas fait peur ?

Non ça ne m’a pas fait peur car certains anciens joueurs de Lorient m’ont dit qu’il y avait du niveau, de plus en plus de bons joueurs là-bas.

Tu avais une idée de la situation du soccer aux États-Unis avant de partir ?

Pas du tout. Il faut avouer que je suis un peu parti à l’inconnu tout en faisant confiance aux personnes qui étaient parties avant moi là-bas.

Arrivé en août 2013, comment s’est passée ton adaptation ?

Au début, c’était un peu difficile car je suis arrivé en Floride en plein été et au-delà de la chaleur, j’ai été surpris par l’humidité. Donc physiquement, ce n’était pas facile. Au niveau du jeu, l’adaptation a été plus rapide car le coach et les joueurs m’ont vraiment mis à l’aise. Je ne regrette pas du tout d’être venu, bien au contraire.

L’effectif est d’ailleurs composé de nombreux étrangers. Comment est l’ambiance entre vous au quotidien ?

Il y a pas mal de Brésiliens, il y a un Islandais, un Danois, un Allemand contre qui j’ai d’ailleurs joué lors d’un tournoi en France… L’ambiance est assez bonne même si c’est vrai que l’on reste souvent entre internationaux car on vient tous de loin, on a un peu les mêmes attentes. Il y a vraiment des joueurs de qualité, surtout les Brésiliens. J’espère pour eux qu’ils vont pouvoir continuer et percer au plus haut niveau.

Sur le plan sportif, comment s’est déroulée ta première saison ?

Elle s’est terminée ce weekend. Ça s’est assez bien passé pour nous car on a gagné la conférence (bilan de 14 victoires, 5 défaites, 2 nuls, ndlr), le tournoi de la conférence (contre West Alabama, 2-1, ndlr) et on s’est arrêté en huitième de finale des playoffs de NCAA Division II. Donc c’est pas mal. Sur le plan personnel, je suis également satisfait car j’ai été élu parmi les joueurs de la conférence et du tournoi donc je suis assez content. A la base, je joue en défense centrale mais j’ai été repositionné devant la défense ici.

Quelle est la suite pour toi ?

Je vais rester ici au minimum deux ans et ensuite on verra comment ça va se passer. Aujourd’hui, je me pose encore des questions entre rester et percer ici ou revenir en Europe. C’est vrai que je ne sais pas trop pour le moment. Si ça continue à bien se passer pour moi, pourquoi pas revenir en Europe un jour car c’est là où se trouvent les championnats majeurs, c’est là qu’on a tous envie de jouer au final.

Mais le fait de voir la MLS se développer peut aussi t’influencer ?

Oui c’est vrai que c’est un bon argument. En plus, ce qui est vraiment différent ici, c’est la qualité de vie. Si j’ai une vraie opportunité ici, je pense que je resterai.

Quel était ton quotidien en pleine saison ?

La grosse différence, c’est l’enchaînement des matchs. Il y en a deux par semaine. Mis à part le jour de repos, et les matchs le vendredi et le dimanche, on va en cours et à l’entraînement tous les jours. Donc c’est assez intense. Même dans le travail par rapport à la France. On a plus de séances de muscu par exemple.

Et une fois que la saison est terminée ?

Les cours continuent et il faut vraiment assurer le côté scolaire sinon la bourse n’est pas renouvelée pour les saisons suivantes. Je vais rentrer en France pour Noël et entre janvier et mai, on se contentera des entraînements et de quatre-cinq matchs.

Sens-tu quand même que la présence des internationaux fait partie de l’objectif des Américains d’apporter de plus en plus de technique ?

Oui bien sûr. On communique beaucoup avec les coachs sur notre expérience, sur comment ça se passe en Europe et dans nos clubs respectifs. A Lorient, j’ai appris des choses techniquement et tactiquement et j’essaye de les appliquer ici. Le coach le ressent et il en est content.

Si tu dois ressortir une chose marquante depuis ton arrivée, ce serait…

Le contact avec les gens. Ici, ils sont beaucoup plus ouverts, accueillants, enclin à discuter, à te dire bonjour.

Tu conseillerais donc à d’autres jeunes joueurs de venir ?

Honnêtement, c’est une expérience à tenter. Surtout pour les jeunes joueurs qui sortent du centre de formation, qui apportent quelque chose en plus. On a un bagage technique qui permet de nous adapter assez facilement et on a la chance de jouer. En Europe, il y a énormément de bons joueurs et pas assez de clubs donc tout le monde ne peut pas jouer.