Chaque semaine, jusqu’aux vacances de Noël, Actufoot va partir à la rencontre de Clément Simonin. Ancien joueur du centre de formation de Lorient, il est devenu professionnel aux Etats-Unis. Il a fini sa carrière à Toronto, après quelques blessures. Désormais, en charge du recrutement de jeunes Français pour FFFUSA, il va présenter la structuration du football outre-Atlantique. Première étape : l’élite du « soccer », la MLS.

Quelle est la hiérarchie du football seniors aux États-Unis ?

Le graal est la sélection nationale, qui regroupe les meilleurs talents de MLS ou qui sont partis en Europe. Voire certains qui sont nés en Europe, notamment parce que leur père vivait sur une base militaire en Europe et ailleurs dans le monde, mais qui n’avaient pas le niveau pour la sélection allemande. Beaucoup de joueurs sont nés hors des États-Unis. Des joueurs comme Michael Bradley ou Clint Dempsey ont, eux, fait tout leur cursus aux Etats-Unis, avant de partir en Europe. Ils ont permis d’exporter la culture des États-Unis. Pour ce qui est des clubs, la hiérarchie est assez claire, puisqu’il y a la MLS, qui est la top league. Elle est en train de prendre une très belle ascension. Il y a beaucoup d’émulation, les stades sont remplis, les droits télé augmentent de manière signicative (90 millions $ par an actuellement). Elle commence à être très suivie. Il y a des stars européennes, un engouement de la sélection. Les stades font 30-40 000 places, ils sont quasiment à guichet fermé. Voire à Atlanta qui arrive à vendre ses 70 000 tickets.

C’est surprenant…

Le football n’est pas ancré historiquement. C’est une ville typée afro-américaine, qui est plus tournée vers le basket ou le base-ball. Voir que ça prend, c’est une très bonne nouvelle de la portée.

« La MLS devient un championnat attrayant pour les joueurs de Ligue 1 ou de Ligue 2 »

Comment expliquez-vous que ça marche là-bas ?

C’est le premier club MLS du centre sud des Etats-Unis. Il n’y en a pas en Louisiane, ni en Floride, hormis Orlando, tout comme en Caroline du Sud, et en Caroline du Nord. C’est une ville dynamique, ouverte. Il y a une base de fans de foot, qui fait partie d’une ville très développée mais qui n’avait pas de quoi profiter de son envie. La situation géographique d’Atlanta est très intéressante. Cette saison, ils ont atteint la finale de conférence, alors que ce n’est que leur 2e année. Ca prouve que les choses sont bien faites là-bas, ça donne envie de revenir.

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